Le CEMES sur la voie de la recherche durable
Le CEMES sur la voie de la recherche durable
Face aux contraintes écologiques actuelles, le CEMES (Centre d'Élaboration de Matériaux et d’Études Structurales) cherche à s’inscrire dans une recherche plus durable à Toulouse.
“La recherche a un coût environnemental”, affirme Marzia Carrada, chargée de recherche au CEMES. Le laboratoire toulousain, inauguré par Charles de Gaulle en 1959, est spécialisé dans la recherche fondamentale dans les domaines de la physique et de la chimie. Depuis 2020, l’établissement tend vers une approche plus responsable, avec l’intégration du dispositif “Labo 1point5”. L’objectif de cette démarche est de mieux comprendre et de réduire l’impact de la recherche sur l’environnement. Depuis, plusieurs mesures ont été prises, comme “le recours aux visioconférences pour limiter les déplacements” ou encore “l’établissement de quotas de vols en avions annuels”, explique Marzia.
“On paye également l’électricité directement sur notre budget de recherche”, indique Jean-Marie Poumirol, chercheur au CEMES depuis 5 ans. “Ça permet de nous responsabiliser sur notre utilisation”, ajoute le scientifique. En parallèle, la consommation de ressources indispensables comme l’eau et l’hélium se fait en boucle fermée. “Nous n’utilisons plus d’eau de ville pour refroidir les microscopes”, précise Sébastien Viguier, chargé du bon fonctionnement des microscopes à transmission électrique. Utilisées pour la recherche autour des atomes, ces machines consomment environ 5 kilowatts à pleine utilisation. Ainsi, si la recherche conserve bien un impact non négligeable sur l’environnement, le CEMES s’efforce d’en réduire les conséquences.
Dimitri Gaumet, Firoz Sidiqy, Hugo Jannière
Commentaires
Enregistrer un commentaire