Milan-San Remo : Parcours, favoris, Français... Qui pour succéder à Van Der Poel ?
Qui pour succéder à Van Der Poel sur Milan-San Remo ?
Premier Monument de la saison, c'est l'heure de Milan-San Remo ce samedi 16 mars ! Vainqueur de la course italienne l'an dernier, Mathieu Van Der Poel peut réussir le doublé pour la première fois depuis Erik Zabel en 2000 et 2001. Présentation du parcours et des favoris de cette 105e édition.
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| Mathieu Van Der Poel avec le trophée du vainqueur après l'édition 2023. (@Milano_Sanremo) |
La Primavera. La Classicissima. Deux surnoms bien connus dans le monde du cyclisme, symboles de la renommée de la course italienne. Premier Monument de la saison, son prestige fait rêver les coureurs, tant les sprinteurs que les grimpeurs. Une grande romantique de près de 300 km, toujours très ouverte, qui ne dévoile son champion qu'après un final explosif avec l'ascension du Poggio et sa descente vers l'arrivée sur la Via Roma.
Le parcours
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| Le profil de l'édition 2024 de Milan-San Remo, avec le final habituel. (@RCS) |
Si la Classicissima est fidèle à ses habitudes et ne change pas son final, quelques modifications sont à noter au départ. Pour la première fois de son histoire, Milan-San Remo partira de Pavia, en banlieue de Milan. Le parcours est aussi raccourci de six kilomètres par rapport à 2023, avec 288 km au programme contre 294 l'année précédente. Hormis ces quelques changements, c'est le parcours classique de la course italienne. Le Passo Del Turchino sera la première difficulté du jour avec son sommet situé à 150 km du but. Dans le final, les Capos Mele, Cervo et Berta durciront l'approche vers l'enchaînement Cipressa-Poggio. Ce dernier devrait donner lieu, comme chaque année, à l'explication finale avant le sprint (ou non) sur la Via Roma.
Van Der Poel et Pogacar ultra-favoris
L'un va disputer son premier jour de course, l'autre son deuxième. Pourtant, Mathieu Van Der Poel et Tadej Pogacar sont bien les deux grands favoris de la Primavera. Vainqueur l'an dernier, le champion du monde pourrait devenir le premier coureur à réaliser le doublé depuis l'Allemand Erik Zabel en 2000 et 2001. Sorti au sommet du Poggio, le Néerlandais avait ensuite augmenté son avance dans la descente pour s'imposer en solitaire. "Je me sens prêt, je suis très content du déroulement de ma préparation. L'idéal aurait été de faire une course par étapes, mais je peux courir même sans compétition dans les jambes", a assuré le tenant du titre à Sporza avant de mettre la pression sur son rival. "Il est le favori, comme à chaque course où il participe". De son côté, le Slovène devra une fois de plus relever le défi de s'isoler au sommet du Poggio, chose qu'il n'avait pas réussi à faire l'an passé. Impressionnant vainqueur sur les Strade Bianche après un raid en solitaire de 81 km, il semble plus fort que jamais. "Je n'aurais pas pu rêver d'un meilleur début de saison", a déclaré le double vainqueur du Tour de France. "Cette course est l'une des plus difficiles à gagner.", ajoute le numéro 1 mondial au classement UCI. "Nous élaborerons un plan pour se mettre dans la meilleure position. C'est une course que nous aimerions beaucoup gagner.", conclut "Pogi". Rendez-vous samedi sur la Via Roma !
Pedersen en tête du peloton des outsiders
Si le duel entre les deux hommes focalise toute l'attention, Milan-San Remo reste une course très ouverte où chacun peut avoir son mot à dire. Et les prétendants ne manquent pas. Toujours à la recherche de son premier Monument, Mads Pedersen s'affirme comme le premier des outsiders après son début de saison canon. Costaud dans les bosses, rapide au sprint, il a le profil parfait pour remporter l'épreuve. Il devra composer avec son coéquipier Jonathan Milan, lui aussi en forme après deux victoires sur Tirreno, qui voudra briller à domicile. Autre carte italienne, Filippo Ganna. 2e en 2023, le rouleur d'INEOS semble moins à son avantage après une préparation tronquée par une crise d'amygdalite durant l'hiver. Son coéquipier, Tom Pidcock, 4e des Strade Bianche et excellent descendeur, pourrait profiter de la descente du Poggio pour tenter de s'échapper, à l'image de Matej Mohoric, vainqueur en 2022. Le Slovène sera une fois de plus un des hommes à surveiller. Impressionnant vainqueur de Milan-Turin mercredi, Bettiol s'est imposé comme un candidat sérieux, tout comme Corbin Strong, souvent placé mais toujours pas gagnant cette année. De son côté, Maxim Van Gils, toujours dans le top 5 depuis le début de saison avec une victoire, a passé un cap. Costaud dans les bosses, il pourrait profiter du marquage au sommet du Poggio pour faire la différence. Enfin, on surveillera les sprinteurs avec Kooij, Philipsen, Pithie ou encore le jeune Lamperti en cas d'arrivée massive, chose de plus en plus rare ces dernières années.
Quels Français pour briller ?
Six podiums dont deux victoires sur les huit dernières éditions, la Classicissima réussit plutôt bien aux Bleus ces derniers temps. Les deux vainqueurs, Arnaud Démare en 2016 et Julian Alaphilippe en 2019, seront bien présents. Tous deux en difficulté cette saison, samedi sera l'occasion parfaite pour se relancer sur une course qui leur a souvent souri. "J'y crois toujours", a d'ailleurs déclaré le premier. "C'est une course imprévisible, tous les scénarios sont envisageables", a ajouté le coureur d'Arkéa-B&B Hôtel. Si le réveil des deux stars françaises est espéré, celui qui est attendu est bien Christophe Laporte. Numéro 1 français au classement UCI, le parcours correspond parfaitement aux qualités du champion d'Europe. S'il résiste aux meilleurs grimpeurs dans le Poggio, il sera sans nul doute un candidat en cas d'arrivée au sprint. Il risque cependant de devoir travailler si Olav Kooij est en mesure de disputer la gagne. Autre homme à garder à l'oeil, Axel Zingle. En forme avec plusieurs places d'honneur en ce début 2024, le puncheur sprinteur de Cofidis pourrait accrocher un top 10. Même chose pour Benoît Cosnefroy. Vainqueur du Tour des Alpes-Maritimes, 6e des Strade Bianche, il arrive avec une équipe Décathlon-AG2R en pleine confiance pour aller chercher un joli résultat. Enfin, le jeune Axel Laurance a montré de belles choses depuis le début de l'année, vainqueur devant Pedersen de la 1ère étape de l'Étoile de Bessèges. Mais si le parcours lui convient, il ne devrait pas avoir carte blanche avec Van Der Poel et Philipsen dans son équipe. Affaire à suivre.


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