Tennis : Le fiasco français à Bercy

 Les Bleus coulent à Bercy

Attendu chaque année par les fans de tennis français, le Rolex Paris Masters se déroule cette semaine à l'Accor Arena de Bercy. Dernier Masters 1000 de la saison, c'est l'occasion de voir les stars de la petite balle jaune s'affronter une ultime fois. Et de venir encourager les Bleus.

Ugo Humbert entre sur le court à Bercy. Il sera numéro 1 français la semaine prochaine. (Crédit Photo : @ugohumbert)

    2. C'est le nombre de victoires des français à Bercy cette semaine, qualifications incluses. Le tout en dix-sept matchs. C'est aussi le nombre de fois où aucun tricolore n'est parvenu à se hisser en huitième de finale à Paris, la deuxième après 2018. Un bilan famélique à domicile, loin des attentes, qui clos une saison contrastée pour des français qui ont soufflé le chaud et le froid.

Un bilan négatif...

    Mercredi 1er novembre. 21 heures 30 passées. L'Accor Arena de Bercy reçoit un coup sur la tête. Après un énorme combat de 3 heures 29, au bout du suspense avec un tie-break dans la troisième manche décisive, Ugo Humbert s'incline face à l'Allemand Alexander Zverev. 6-4, 6-7, 7-6. Le constat est brutal après ce match d'anthologie. Il n'y a plus de français dans ce Rolex Paris Masters. On joue seulement le deuxième tour. Vainqueur de Giron la veille, Humbert était déjà le dernier espoir tricolore. Face au géant allemand, le français, revenu à son meilleur niveau, n'est pas passé loin de sortir l'ancien numéro 2 mondial. Mais il aura fallu une balle mal jugée qui prend la ligne pour ruiner les derniers espoirs des supporters des Bleus. Et tirer un bilan plus que négatif de ce tournoi, à domicile qui plus est. Si Fils et Mannarino ont déçu contre Altmaier et Van De Zandschulp, on ne peut pas vraiment dire que les autres tricolores ont sous-performé. Tous ont été battu par mieux classé. On peut en revanche nourrir des regrets de ne pas avoir eu droit à cette petite épopée française qui fait tant frissonner le public parisien. Malgré des matchs de grandes qualités, Gasquet, Monfils et donc Humbert se sont tous inclinés en trois sets contre Paul (12e), Cerundolo (21e) et Zverev (9e). On peut aussi regretter que les jeunes Atmane, Cazaux, Droguet et Mpetshi Perricard, tous de grands espoirs français, n'aient pas réussi à créer l'exploit en qualifications après leur Wild-Card. Mais encore classés au-delà de la 100e place et même de la 200e pour le dernier, ces jeunes doivent encore s'affirmer et auront au moins pris de l'expérience à Bercy. Tout n'est donc pas noir pour les Bleus, dont on attendra néanmoins bien plus l'année prochaine, qui plus est avec les Jeux Olympiques à domicile.

Mais des espoirs pour la suite

    Ce tournoi ne doit ainsi pas occulter les espoirs français, légitimes pour la suite. Et ce dès la saison prochaine. En effet, cette année, bien que décevante en termes de résultats purs, a tout de même vu le retour en forme des uns et les révélations des autres. Ugo Humbert, hors du top 100 en janvier dernier, a su remonter la pente et verra la semaine prochaine dans la peau d'un numéro 1 français, avec son meilleur classement en carrière (22e mondial). Adrian Mannarino, 36 ans, est lui revenu dans le top 25 pour la première fois depuis 2018. Avec deux titres cette année à Astana et Newport, il réalise l'une des meilleures saisons de sa carrière. Enfin, pour ce qui est des retours en forme, comment ne pas citer Gaël Monfils. 394e mondial en mai dernier, le Parisien a effectué un come-back tonitruant. Après avoir fait le show le temps d'un match à Roland-Garros, le Français a réalisé une tournée américaine de haut niveau, s'offrant Tsitsipas, Norrie et De Minaur en l'espace d'une semaine. Avant de remporter, le 22 octobre dernier, son 12ème titre en carrière à Stockholm, revenant ainsi dans le top 80. Cette année a aussi été celle de la révélation pour deux jeunes pousses tricolores. Luca Van Assche et Arthur Fils, 19 ans. Au-delà de la 150e place en février, le premier s'est hissé jusqu'à la 63e place mondiale, avec en point d'orgue une victoire au premier tour à Roland-Garros. Une ascension extrêmement linéaire pour le jeune homme. À l'inverse, son compère Arthur Fils a dû attendre deux mois de plus avant de faire une entrée fracassante dans le top 100. 252e en janvier, celui qui est originaire d'Essonne est maintenant à la 36e place mondiale, avec deux finales à son actif, dont un titre à Lyon. Numéros 1 et 2 au classement des moins de 20 ans, ces deux jeunes hommes sont les fers de lance d'une nouvelle génération dont on attend beaucoup. Avec les noms cités ci-dessus et le numéro 1 mondial des moins de 18 ans, Gabriel Debru, la France a donc bien de belles promesses d'avenir dans le tennis. En espérant que celles-ci se confirment.

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