Adam Yates vainqueur de la première étape et premier maillot jaune (Tour de France)
Adam Yates s'impose devant son frère à Bilbao
Le Tour de France 2023 s'élançait ce samedi 1er juillet de Bilbao pour trois semaines de course intense, avec au programme une première étape musclée au Pays Basque. Le Britannique Adam Yates (UAE Team Emirates) s'est imposé devant son jumeau Simon (Jayco-AlUla) et prend le premier maillot jaune.
Le Tour est lancé !
12h53 à Bilbao, sous un temps humide, l'excitation est présente sur le bord de la route. Après un peu plus de 11 kilomètres de fictif, Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, sort la tête de sa voiture et donne le départ de la Grande Boucle édition 2023. Immédiatement, les premiers attaquants se dressent sur les pédales, Victor Campenaerts en tête. Le coureur de Lotto-Dstny ne fera finalement pas parti de l'échappée qui se dessine rapidement, au contraire de son coéquipier Pascal Enkoorn, accompagné par Jonas Greegard (Uno-X) et les Français Lilian Calmejane (Intermarché-Circus-Wanty), Valentin Ferron (TotalEnergies) et Simon Guglielmi (Arkéa-Samsic). Les 5 hommes de tête ne pourront jamais compter plus de 1'40'' d'avance sur le peloton. Ils en profiteront tout de même pour se départager les points au sommet de deux côtes de 3ème catégorie, la côte de Laukiz, où Greegard prendra les 2 points devant Eenkhoorn, puis à la côte de San Juan de Gaztelugatxe, où Eenkhoorn passera devant Guglielmi. Un peu plus tard, Eenkhoorn remporte le sprint intermédiaire devant ses compagnons, alors que la bataille pour le maillot vert débute dans le peloton, avec Mads Pedersen (Lidl-Trek) qui passe en tête du groupe. Le cirque du Tour est bel et bien lancé.
Les choses sérieuses commencent déjà
À une quarantaine de kilomètres de l'arrivée, la course change de ton. Le col de Morga est la première des trois difficultés dans le final, mais aussi la plus facile. Emmené par Jumbo-Visma, la formation du tenant du titre Jonas Vingegaard, le peloton augmente son allure. Les coureurs frottent pour placer leurs leaders, et déjà certains sont lâchés. C'est dans la difficulté suivante, la côte de Vivero, que les choses s'accélèrent avec la formation UAE, et notamment Mikkel Bjerg qui imprime un gros rythme pour son leader Tadej Pogacar. À son sommet, l'Américain Neilson Powless (EF Education Easy-Post) passe en tête et s'empare du maillot à pois de meilleur grimpeur. Dans la descente, premier coup de tonnerre sur le Tour avec la chute de deux prétendants au podium, Enric Mas (Movistar) et Richard Carapaz (EF Education Easy-Post). Le premier va abandonner, le second terminera dans la douleur, à plus de 15'. Devant, le peloton n'attend pas, au contraire, chacun accélère pour aborder la côte de Pike (2km à 9,4%) au mieux. Dès le pied, UAE accélère, d'abord avec Groschartner puis avec Adam Yates, qui fait craquer tout le monde, hormis son leader Pogacar, Vingegaard, et un impressionnant Victor Lafay (Cofidis). À 500 mètres du sommet, le Slovène accélère sans pouvoir décrocher les deux autres. Lafay lui répond 200 mètres plus loin, mais aucun ne se détache. Après le sommet, Vingegaard refuse de relayer et un petit groupe de contre rentre, avec notamment le duo français de la Groupama-FDJ Gaudu/Pinot.
Un duel fratricide
Des favoris déjà dans le dur
On attendait les puncheurs aujourd'hui dans la côte de Pike, avec les Alaphillipe, Van Der Poel ou autre Van Aert, on aura finalement déjà eu une première explication entre les deux géants du cyclisme, Pogacar et son rival Vingegaard. Seulement accompagnés par Lafay, ils ont déjà montré leur supériorités aux autres quand le sol se cabre et les pourcentages se durcissent. Finalement rattrapés par un petit groupe à force de se regarder après le sommet, ils auront tout de même bien secoué un peloton déjà meurtri par les estocades du Slovène. Ben O'Connor (AG2R-Citroën), Romain Bardet (Team DSM), ou Guillaume Martin (Cofidis) pourront en témoigner, les trois finissant dans un groupe à 35'' des vainqueurs. Outre Carapaz et Mas, Lutsenko (Astana) et Uran (EF) ont déjà perdu respectivement plus de 9' et 5'. Du côté d'INEOS, la situation se clarifie quelque peu, seul Cristian Rodriguez terminant dans le temps de Pogacar et Vingegaard, Daniel Martinez perdant plus de 3', alors que Pidcock et Bernal se sont accrochés dans le groupe Bardet. Des dégâts donc pour cette première journée de course d'un Tour de France 2023 qui s'annonce passionnant, avec deux hommes forts et des outsiders aux dents longues. Rendez-vous dès demain pour une seconde étape tout aussi dur, si ce n'est plus, avec la redoutable montée de Jaizkibel, dont le sommet est situé à 16 kilomètres de l'arrivée à San Sebastian.

Article solide aussi 😄
RépondreSupprimerPinot au pied du podium. On en parle ?